Marin LASSALLE, nouveau directeur de cabinet de la préfète de l’Hérault : sécurité, narcotrafic et prévention au cœur des priorités


09 mars 2026

Nommé par décret du Président de la République le 18 février 2026, Marin Lassalle a pris ses fonctions le lundi 9 mars en tant que sous-préfet et directeur de cabinet de la préfète de l’Hérault. Il succède à Thibaut Félix, désormais secrétaire général de la préfecture de la Marne et sous-préfet de Châlons-en-Champagne.

À l’occasion de sa prise de fonctions, il a présenté les grandes priorités de l’action de l’État dans le département : lutte contre le narcotrafic, sécurité civile, prévention des violences intrafamiliales, sécurité routière et préparation des élections municipales.


Une mobilisation renforcée contre le narcotrafic

La lutte contre le narcotrafic constitue l’une des priorités majeures de l’action de l’État. Ce phénomène entraîne des conséquences sanitaires, économiques et sociales importantes et nécessite une mobilisation de l’ensemble des services.

Les autorités s’appuient notamment sur les nouveaux outils administratifs issus des lois de juin 2025, permettant des interdictions de paraître sur des points de deal ou encore la fermeture administrative de locaux liés au trafic ou au blanchiment d’argent.

Plusieurs opérations ont déjà été menées dans le département et devraient se poursuivre afin de frapper les réseaux criminels sur tous les fronts.


Sécurité civile : anticiper les crises

La sécurité civile constitue un autre axe prioritaire, dans un département exposé aux risques naturels et marqué par une forte activité touristique et festive.

Les services de l’État travaillent avec les sapeurs-pompiers pour préparer la saison estivale et prévenir les incendies de forêt. L’anticipation et la mobilisation rapide des secours sont au cœur de cette stratégie.

Le territoire doit également faire face au risque d’inondations, qui exige une coordination permanente entre les acteurs publics.


Un plan départemental contre les violences faites aux femmes

Le plan départemental de lutte contre les violences faites aux femmes, signé le 6 mars en présence de la préfète, des procureurs et du conseil départemental, vise à renforcer l’accompagnement des victimes et améliorer la coordination entre les institutions.

Parmi les dispositifs mis en place figurent l’hébergement d’urgence, des aides financières immédiates et la présence d’intervenants sociaux dans les commissariats et brigades de gendarmerie.

L’objectif est clair : permettre aux victimes d’être protégées et accompagnées rapidement.


Manifestations : concilier liberté et ordre public

Dans un contexte international tendu, les services de la préfecture restent particulièrement vigilants.

Si le droit de manifester est garanti par la Constitution, l’autorité préfectorale veille à ce que les rassemblements se déroulent dans le respect de l’ordre public et de la légalité républicaine.

Un dialogue permanent avec les organisateurs permet de prévenir les dérives et les troubles à l’ordre public.


Sécurité routière : un enjeu majeur pour 2026

La sécurité routière constitue également un axe important de l’action de l’État. En 2025, le département a connu un nombre d’accidents particulièrement élevé.

Trois facteurs expliquent la majorité des accidents graves : la consommation d’alcool, la consommation de stupéfiants et le non-port de la ceinture de sécurité.

La stratégie reposera sur la prévention et le renforcement des contrôles routiers, avec une présence accrue des forces de l’ordre sur les routes.


Coopération et présence sur le terrain

Marin Lassalle souhaite être présent au plus près des acteurs de terrain, notamment aux côtés des policiers, gendarmes et services de secours.

Il souligne également l’importance de la coopération entre l’État et les collectivités locales, notamment avec les polices municipales, qui participent à la sécurité globale des territoires.


Préparer les élections municipales

Les services de la préfecture se mobilisent pour préparer les prochaines élections municipales et garantir leur bon déroulement.

Dans un contexte où les violences envers les élus peuvent s’intensifier, l’État souhaite assurer la sécurité des élus et des candidats et garantir une campagne électorale sereine.


Devoir de mémoire et soutien aux associations

Le directeur de cabinet a également évoqué la cérémonie nationale du 11 mars en hommage aux victimes du terrorisme, organisée dans chaque département.

Cette commémoration a permis de rencontrer les associations mémorielles et les associations de victimes, dans un territoire récemment marqué par une tentative d’attentat contre un lieu de culte.

Les services de l’État entendent poursuivre leur soutien aux initiatives associatives pour faire vivre la mémoire et accompagner les victimes.


Un rôle de coordination au cœur de l’action de l’État

Au cœur de ses missions, le directeur de cabinet agit comme coordinateur et facilitateur, chargé de faire travailler ensemble l’ensemble des acteurs du territoire.

Qu’il s’agisse de sécurité, de gestion de crise ou de prévention, l’objectif reste le même : apporter des réponses concrètes et efficaces aux défis du département.