Défi Slow Création : quand le fait main s’impose face à la fast fashion
Face à l’ultra-fast consommation textile, devenue un véritable enjeu social, économique et culturel, la Slow Création s’affirme comme une alternative concrète et accessible. Faire plutôt qu’acheter, réparer plutôt que remplacer, transformer plutôt que jeter : cette démarche redonne de la valeur au temps, au geste et à l’usage, tout en réinterrogeant notre rapport au pouvoir d’achat à travers la notion de coût d’usage, pensé sur la durée.
C’est dans ce contexte que Mondial Tissus annonce la 2áµ édition du Défi Slow Création, après une première édition en 2025 qui avait réuni plus de 1 300 créateurs amateurs. Ce défi gratuit et ouvert à tous s’adresse aux passionnés de couture de France et de Belgique, invités à imaginer une création autour du thème « Le vestiaire masculin réinventé ».
L’objectif est clair : démontrer qu’une pièce peut être désirable, durable et personnelle, et que chacun peut se lancer dans la couture, quel que soit son niveau. Les participants ont jusqu’au 30 avril 2026 pour concevoir leur création et déposer leur candidature sur defi-slowcreation.fr.
La Slow Création défend une autre manière de consommer le textile. Elle encourage la réparation, la transformation et l’upcycling, comme en témoigne Alexandra, participante de la première édition, qui a conçu une veste matelassée réversible à partir d’une couette et de linge de maison de seconde main, une pièce qu’elle porte encore aujourd’hui.
Au-delà de la création, la couture devient aussi un levier d’autonomie et de transmission. En 2025, Mondial Tissus a proposé 40 000 ateliers couture et met à disposition plus de 200 tutoriels gratuits, répondant à une demande croissante d’apprentissage et de savoir-faire.
Plus qu’un défi, la Slow Création incarne un nouvel art de vivre : celui du plaisir de faire soi-même, de créer des pièces uniques et durables, et de redonner toute sa place au travail manuel et à la créativité.